Pictos et ptits logos

L’histoire du petit bonhomme qui « cherche partout » remonte au 26 décembre 1999. C’était le jour de la tempête. Après le décès de Tante Gaby, nous avions commencé à trier les affaires à ranger, à débarrasser. Le bruit du vent, les branches d’arbres – et même une tôle ondulée – qui voltigeaient devant la fenêtre ne nous dissuadèrent pas d’explorer le grenier. Dans le capharnaüm, nous avons découvert des objets insolites : un coussin bourré de vieux filets de pommes de terre, des couverts en bois d’olivier emballés dans un sachet de spaghettis, des papiers argentés de chocolats, soigneusement repassés et empilés dans une théière…

bouchonGaby
Dans un coin, deux bocaux en plastique transparent contenaient des capsules de bouteilles rouges et jaunes entassées par couleur. Dans la boîte jaune, un bouchon vert attira mon attention : son fond était orné d’une figure étrange, gaufrée dans la matière, sorte de nounours somnambulique qui avançait, un pied posé sur ce que je pensais être un ski. Curieux. En retournant l’objet, je me rendis compte que la figurine représentait un promeneur, une canne posée sur l’épaule, qui marchait à grandes enjambées, la tête tournée vers le ciel. J’ai aimé cette image et la façon dont je l’avais découverte en la faisant pivoter.

J’avais trouvé l’idée de mon « logo » : ce serait ce petit personnage  saisi en état d’apesanteur,navigant nulle part et partout, mais pas très loin des étoiles. Le marcheur cherche, le chercheur marche. Le graphisme, c’est ça aussi, c’est investir l’espace, le retourner dans tous les sens, dans tous les sens du terme, trouver un point névralgique et laisser son énergie aimanter les possibles. Enchanter le vide, en somme.

pelerin

 


 

Images génériques, entêtes, pictogrammes.

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