Des bienfaits du livre de poche

Les éditions Gallimard viennent de publier, dans la collection « Poésie », un fac-similé du Chant des morts, de Pierre Reverdy, « enluminé » par Picasso. De ce livre culte, réservé à une poignée de bibliophiles, je ne connaissais que quelques planches, livrées au gré de catalogues ou de monographies.

Le livre de poche, même s’il n’a pas la beauté ni l’ampleur de l’original, offre l’avantage de donner une vision globale des poèmes manuscrits de Reverdy où viennent s’immiscer les larges coups de pinceau lithographiques du peintre.

En un instant, je peux faire défiler toutes les pages, et les dessins apparaissent soudain comme une « danse des vivants » répondant à ce magnifique « chant des morts ». Les lignes rouges irriguent d’un sang nouveau ce texte funèbre et flamboyant, écrit aux moments les plus sombres de la guerre.

« Ce n’est pas ta voix qui résonne Ce n’est pas ton profil dans le fond de mon œil Mais un feu plus loin dresse ses branches Un glacier dans la nuit verse ses diamants »…

Je regrette seulement que le papier couché, très blanc, ne rappelle pas l’aspect mat et poreux du grand livre initial, mais la lecture de ce « joyau » reste un pur moment de bonheur.

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Auteur : Véronique Schiltz

Graphiste indépendante depuis 2000. Création visuelle. Édition. Communication globale.

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