De la signalétique

Je connais les méandres de la Base sous-marine depuis dix ans, ses dimensions hors-norme, celles plus étriquées du musée de Libourne, du Musée Basque, ou du musée des beaux-arts de Pau, etc. Il ne m’avait encore jamais été donné l’occasion de travailler sur un lieu en train de se faire. La Cité du Vin de Bordeaux était encore en chantier lorsque j’ai eu l’opportunité de travailler sur la signalétique de son exposition inaugurale, une « Carte blanche » à la photographe Isabelle Rozenbaum. Un cahier des charges très clair. Mais il est difficile d’envisager des matériaux sans connaître l’espace à investir. Juste un plan de l’expo et, en tête, les avertissements de Daniel Ithié, l’imprimeur : il ne faut pas que les couches de peintures soient posées à moins de trois semaines, à cause du dégazage, et la poussière empêche une bonne adhésion des lettres… Enfin sur les lieux, accompagnée de Marion, Sandra et Sarah, casquée, chaussons de protection aux pieds, je découvre la proportion des cimaises dans cet espace vide qui se charge progressivement d’images virtuelles agencées selon des thématiques.

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Une typographie qui joue sur un registre moderne, avec quelques empâtements à la demande, selon l’espace réservé entre les lettres. Atypique, dorée, comme le toit de la Cité du Vin. Chaque texte est traduit en anglais et en espagnol.

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Des extraits du journal de bord d’Isabelle Rozenbaum, Tentative d’épuisement d’un lieu bordelais, viennent ponctuer l’accrochage et accompagner les photographies d’une réflexion sur le métier de voir. Laurence Chesneau-Dupin, l’une des commissaires, choisit d’ailleurs de présenter la version française en négatif, lettres blanches sur fond noir.

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